06.02.2006

Renaissance


Un jour à réfléchir, regarder enfin la vérité en face. Il me reste comme un goût de gâchis. Une nausée diffuse. Mon corps me dégoutte : oh rien de vraiment laid, mais une suite de détails désagréables, de petites veuleries accumulées, de demi-mensonges pour en arriver la : cette peau pas très fraîche, cette mauvaise graisse déposées au cours des ans, ces membres épais, ce souffle court, cette démarche disgracieuse, cette transpiration pas très saine. Il faut se rendre à l’évidence : l’érosion cruelle du temps. Comment en arrive t’on la ? Quelle faiblesse, paresse, aveuglement peux nous conduire là : à être dégoutté de son corps, de ce que l’on est devenu.
La réponse m’est devenu évidente cette après-midi : la perte de l’esprit, un nihilisme jusqu’au boutisme, un lent et irrémédiable suicide. Mais tout doit cesser. Il faut re-naitre, recommencer à vivre enfin et retrouver l’esprit du monde.

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